Barbara Coffy
Barbara Coffy a travaillé auprès de lieux de création et de recherche artistique (Laboratoires d’Aubervilliers, Usine C –
Montréal, Halles de Schaerbeek – Bruxelles) et accompagne depuis une dizaine d’années des artistes chorégraphiques.
Elle développe en parallèle des activités liées aux champs de la recherche, de l’écriture et de l’édition. Depuis 2015, elle fait partie du collectif Rester.Étranger, forme mutante et familiale
qui creuse l’hospitalité dans l’expérience de l’écriture et de la performance. En 2020, elle fonde la structure maison trouble, outil d’accompagnement artistique et maison d’édition imaginée à la croisée de la scène, de l’écriture et de la performance.
Annie Leuridan
Annie Leuridan vit et travaille dans le nord de la France. Éclairagiste, paysagiste, bavarde, militante, co-auteur de documentaires, assistante de réalisation, elle aime la transmission des savoir-faire, l’animation de groupe d’usagers, les vacances et un tas d’autres choses plus ou moins avouables. Elle crée la lumière de spectacles, de dispositifs plastiques et d’expositions. Son parcours suit les chemins de l’opéra, du théâtre et de la danse surtout lorsqu’ils visitent différentes formes scéniques – du rapport bi-frontal aux petites formes itinérantes. Là va sa préférence. Depuis 15 ans, elle se consacre principalement à la lumière de danse en regard de la place faite à la lumière dans le traitement des espaces, des volumes, des couleurs et des rythmes. La rencontre avec des plasticiens la conduit à traiter la lumière en tant que matière même de l’oeuvre. La transmission des savoir-faire devient une nécessité après 30 années passées sur les plateaux.
Nicolas Martz
En 1997, après des études de lettres modernes à la faculté de Reims, Nicolas Martz a suivi une formation aux techniques d’enregistrement à l’Ecole des Métiers de la Communication (E.M.C). Appelé au service militaire en 1999, il choisit de devenir objecteur de conscience à l’Ensemble 2e2m. Il réalise alors les enregistrements des concerts et se familiarise avec la composition musicale assistée par ordinateur.
A cette époque, il fonde un groupe de musique électronique ,Missmood, et commence à se produire en concert à partir de matériaux préenregistrés modifiés en direct.
Le hasard des rencontres fait qu’il s’oriente rapidement vers la création sonore en relation avec la danse. Depuis 20 ans il collabore à de nombreuses pièces, œuvres, performances et réalisations avec plusieurs compagnies de danse contemporaine, de théâtre et autres plasticiens/performeurs.
Avec le souci d’aborder son métier de façon globale, il cherche à prendre en compte les situations , les environnements et les matières pour la diffusion sonore. Son travail d’accompagnement et de mise en espace lui importe tout autant que la création des matières sonores.
Il trouve dans les sons du réel l’inspiration et, le traitement, l’arrangement et la composition du hasard on toujours suscité beaucoup d’intérêt chez lui.
Bia Kaysel
Bia Kaysel est architecte, scénographe et créatrice lumière brésilienne. En France depuis 2014, elle a pu travailler avec différents artistes et collectifs. Actuellement partenaire de la compagnie La Fronde de Nina Santes et Ève Magot, scénographe du Grupo Barka à Rio de Janeiro, elle coordonne le projet Fauvettes en banlieue parisienne et collabore avec différentes compagnies de danse et théâtre. Elle a fait la création lumière de Divine Cypher de Ana Pi et les nouvelles créations en cours de Nadia Beugré, Claire Lapeyre Mazerat, Magda Kakouche entre autres.
Lynda Rahal
Lynda Rahal (née et vit à Paris, 1984) est une artiste évoluant dans les arts chorégraphiques, performatifs et visuels depuis quelques années. Elle s’est formée à Ex.e.r.ce/ MA sous la direction de Mathilde Monnier (2011-2013), participe au programme Art, dance et performance au CCN Belfort et obtient un master 2 art danse au sein de l’université Paris 8. Dans le cadre de la formation Ex.e.r.ce, elle prend part au processus de reconstruction de la pièce d’Yvonne Rainer : Continuous Project Altered Daily (1970-2011) avec la collaboration des étudiants, et de Xavier Leroy et Christophe Wavelet. Depuis 2011, elle a collaboré en tant qu’interprète avec de nombreux chorégraphes en France et en Europe dont Andy De Groat, Hervé Diasnas, Rosalind Crisp, Jonathan Schatz, Joao Dos Santos Martins, Antonija Levingston and Nadia Lauro, Ingrid Berger Myhre, Tino Seghal et plus récemment Mylène Benoit, Nina Santes et Arthur Perole. Elle intervient également en tant que dramaturge auprès de différents artistes chorégraphiques, Katerina Andreou (BSTRD/ A KINF OF FIERCE), Nina SANTES (Hymen Hymne/ Republic Zombie, Coven, La nuit, Peeling Back), Sebastien PROVENCHER et Julia LAPERRIERE (What will come ), Steven Michel (Datadream) et Sorour Darabi (Mowgli / Natural Drama). Son approche et ses pratiques artistiques ont été fortement nourris par ses diverses collaborations. Depuis 2008, elle développe son propre travail qui englobe un large éventail de formes, incluant la chorégraphie, l’installation sonore, la création de film et de publication. Elle s’intéresse aux questions de langages, de gestes, aux traces que l’on laisse et à celles qui s’inscrivent dans nos corps par le biais d’une approche documentaire et conversationnelle. Elle crée Re—re—write /Re—re—think une installation choregraphique dans le cadre de l’exposition Cupli à Geneva, Landslide / Object 1 a documentary installation/film montré au Beirut Art Center et au Mucem à marseille, Objects of contagion co-signé avec Katerina Andreou et Jasmin Ihrac avec le soutien de Life Long Burning et du CCN Montpellier, Réciter les Langues co-signé avec Célia Gondol (Palais de Tokyo, Paris) et Ask the oracle, un projet de workshop performatif crée à Casa do povo / Institut Français, Sao Paulo in 2017 et remonté en 2019 à Téhéran en Iran. En 2021, à la suite d’une commande de l’institut français et aux conséquences de la crise Covid, elle crée le film / installation La Grosse Fatigue, en collaboration avec Nina Santes et Viktor Szeri. Elle reçoit les bourses Danceweb 2016 dans le cadre du festival Impulstanz à Vienne et Roberto Cimetta Funds 2015/ 2018 pour des voyages de recherche en Iran et au Liban et participe au programme de rencontre de jeunes artistes et critiques dans le cadre du Festival Transamerique en 2015 à Montréal.
Célia Gondol
Née en 1985 à Grenoble (France), vit et travaille à Paris. Célia Gondol, chorégraphe, danseuse et artiste plasticienne, inscrit son travail dans les domaines du champ chorégraphique, musical, de l’astrophysique et de la physique fondamentale. En parallèle, elle pratique régulièrement le chant et l’apnée. L’œuvre de Célia Gondol tire de sa pratique de la danse une manière d’orchestration chorégraphique empruntant au principe de formation la convergence d’individus. Préférant les situations vécues aux objets finis, l’artiste s’entoure de collaborateurs dont elle investit les spécialités – artisanales, techniques, scientifiques ou poétiques – comme les véhicules de performances communes. En Thaïlande, elle déplace l’offrande d’une jeune femme, l’invitant à dorer des végétaux plutôt que des idoles (Agreement in compassion, 2015). Au Brésil, elle inspire à un chansonnier issu de la tradition du repente, le « vers spontané », l’improvisation d’un poème allégorique repiquant des thèmes d’astrophysique contemporaine (O Lunático, 2018). Célia Gondol aime ainsi voir se révéler la singularité d’interprètes dans d’entêtantes rengaines, comme dans des tâches plus méditatives, rituelles ou votives. Actions minutieuses, séquences répétitives, attention absorbée : les gestes que l’artiste délègue bercent d’humbles routines humaines, dans lesquelles pulse néanmoins la marche des astres. Après une formation professionnelle en danse contemporaine, Célia Gondol intègre l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l’ateliers d’Ann Veronica Janssens. Elle obtient en 2014 son diplôme (DNSAP) avec les félicitations du jury à l’unanimité. En 2017, Célia Gondol a participé à l’exposition Les Mains sans sommeil, d’abord présentée au Palais de Tokyo à Paris, avant de partir au Japon ; ainsi qu’au 62e Salon de Montrouge. Elle a présenté Slow aux festivals de performance Do Disturb au Palais de Tokyo, puis Verbo à la Galerie Vermelho à São Paulo (Brésil). En 2018, Célia Gondol a participé à différentes expositions collectives, comme SCULPTER (faire à l’atelier), organisée à Rennes en trois lieux (Frac Bretagne, La Criée, Musée des Beaux-Arts) ; Les Mains sans sommeil, avec la Fondation d’entreprise Hermès, au Forum / Ginza Maison Hermès, Tokyo (Japon). Cette même année, elle a également réalisé, la performance Slow, en clôture de l’exposition La timidité des cimes au Sogn & Fjordane Kunsmuseet, Førde (Norvège). En 2018, elle présente une exposition personnelle à la galerie parisienne Monteverita, Physical Meanings. En 2019, elle participe à l’exposition collective I Remember Earth au Magasin des Horizons à Grenoble. Par ailleurs, elle co-créé avec Nina Santes en 2019 le spectacle A LEAF pour « Le festival d’Avignon-73e édition », et signe les scénographies des spectacles Self Made Man (2015) et Hymen Hymne (2017) de Nina Santes, Totemic Studies (2018) de Matthieu Barbin, NEBULA (2021) de Vania Vaneau et accompagne la scénographie du spectacle Rencontre avec Pierre Pica de Emilie Rousset (2018). Comme danseuse interprète, depuis 2006,Célia Gondol collabore avec Mylène Benoit (2014-2021), Clédat et Petitpierre pour la performance Les mariés même (2016), Liz Santoro au Mac Val pour Mass over volume (2017), Annabelle Bonnery ou encore Yuval Pick. En 2020 elle rejoint le chorégraphe Alban Richard (CCN de Caen) pour la performance Altered Dance, puis la création 3 Works for 12 (2021).
Pauline Brun
Chorégraphe, performeuse et plasticienne, Pauline Brun joue avec les contextes et les différents médiums explorant le corps avec auto-dérision et à la lisière de l’absurde. Formée au Conservatoire de Nice, à la Villa Arson, à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et à ex.e.r.ce au Centre Chorégraphique National de Montpellier, elle déploie des propositions entre art visuel et chorégraphie. Elle présente son travail de performances, installations et vidéos notamment au Centre George Pompidou, au MAC VAL, au Salon de Montrouge, au MAMAC, à La Station artist-run-space, au CND. En 2018, elle crée Scruffy shot, un duo avec Jonas Chéreau, où elle pose le white cube dans la black box. En 2022, elle crée le solo Raide d’équerre au 3bisf pour le Festival Parallèle où elle s’intéresse par des effets low-fi à distordre l’espace et le corps. En tant qu’interprète ou scénographe, elle collabore avec Fanny De Chaillé et Philippe Ramette, Alain Buffard (reconstruction de Mauvais Genre), Pol Pi, Jule Flierl, Ève Magot, Nina Santes, Adaline Anobile, Jonas Chéreau, Antoine Cegarra, Gaëtan Rusquet…Actuellement, elle travaille sur les créations Jardins pièce de groupe pour les espaces publics et Tie-Tool en collaboration avec Marcos Simoes qui s’appuie sur le malentendu comme un outil chorégraphique et visuel.
Nanyadji Ka-Gara
Née à N’Djaména, Nanyadji s’est très tôt prise de passion pour les arts notamment le théâtre, la danse et la photographie, ce qui la conduit à se former au conservatoire de théâtre de Poitiers et par la suite à l’ESTBA (École supérieure de théâtre de Bordeaux en Aquitaine) dirigé par Dominique Pitoiset et Gerard Laurent, elle terminera ses années d’études en jouant dans la pièce « Machine Feydeau » sous la direction des metteurs en scènes Yann-Joel Collin et Éric Louis. Elle se forme également en danse lors de masterclasses en France et au Burkina-Faso et en dansant dans la troupe de danses africaines traditionnelles et de percussions «Djembé Sacré» dirigé par Valérie Chauvet et Omar Diop, ainsi qu’au sein du groupe de recherche chorégraphique universitaire de Poitiers, dirigé par Isabelle Lamothe; elle y travaillera avec les chorégraphes Christian Bourigault, Jackie Taffanel, et Dimitri Tsiapkinis. Attirée par la poésie, les discours engagés et la beauté que peut offrir un dialogue entre le texte, le corps et la voix. Nanyadji travaille à la fois dans des productions théâtrales et chorégraphiques engageant la voix…Elle travaille en tant que comédienne avec le metteur en scène Thierry Bedard dans « Un monde idéal » de Thierry Bedard, le metteur en scène Aristide Tarnagda dans « Roméo et Juliette » de Shakespeare, « Plaidoirie pour vendre le congo » de Sinzo Anza, « Pistes » de Penda Diouf, avec le groupe Apache dans le banquet littéraire « Sodome et Gomorrhe » de Proust, le metteur en scène Thomas Visonneau dans « Horace » de Pierre Corneille, le metteur en scène Silvano Voltolina dans « ID+/« de Roberto Fratini Serafide, Et actuellement avec la metteuse en scène Émilie Rousset dans « Reconstitution: le procès de Bobigny », le metteur en scène Erwann Mozet dans « Aurores » d’Erwann Mozet et dans « la défense devant les survivants » adaptation de la nouvelle d’Adolfo Bioy Casarès par et mise en scène par Clara Chabalier. Elle travaille en tant que danseuse/performeuse avec le chorégraphe Vincent Dupont dans « Mettre en Pièce(s) », la chorégraphe Nina Santes dans « Hymen Hymne », la chorégraphe Lenio Kaklea dans « Encyclopédie pratique, détours », et actuellement avec la chorégraphe Marion Alzieu dans « Si c’est une fille ». Nanyadji est assistante à la mise en scène pour la pièce « Claustria » de la comédienne et autrice Julie Teuf, présentée au Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine (TNBA) lors du Festival Novart 2013 et jouera par la suite dans la pièce « Cendrillon » écrite par Julie Teuf. Sensible à la transmission et aux opportunités d’échanges et de rencontres que cela permet, Nanyadji a également mené des ateliers de danse et de théâtre à L’EPCC de Guyane, en partenariat avec L’IDDAC et le TNBA, au CCNO, au TAP…Hors plateau, elle crée avec l’artiste Yaya Sarria l’exposition et installation « Découvrir son identité et faire découvrir à l’autre » portée par l’Association Untendanses (France) et la cie Sabot du vent (Tchad), exposition présentée au Tchad, au Cameroun et en France en 2017, 2018 et 2019. Ce projet est son premier travail photographique présenté publiquement.
Soa de Muse
Burlesque ! Cabaret ! Chant ! Danse ! Soa de muse est une créature hybride et multifacettes âgé de ? Ça personne le sait vraiment … Tout ce qu’on sait c’est qu’elle détruit le patriarcat et ça avec joie! Battement de cils théâtral, hochement de tête, moue dédaigneuse, claquement de doigts, les yeux au ciel, soa est aussi cette nymphe merveilleuse un peu bitchy qui jamais ne te toise sauf pour te charrier gentiment et toujours avec bienveillance.
Oliver Normand
Danseur, chanteur et comédien, Olivier Normand se forme à la scène après des études de lettres modernes à l’ENS Lyon. Il participe au programme ex.e.r.ce (direction Mathilde Monnier et Xavier Le Roy) du Centre chorégraphique national de Montpellier, et au programme Transforme à l’abbaye de Royaumont (direction Myriam Gourfink). Il se forme également au jeu théâtral et au chant lyrique dans le cadre des conservatoires régionaux de Montpellier. Depuis 2007, il est interprète, entre autres, pour Mathilde Monnier, Alain Buffard, Fanny de Chaillé, Béatrice Massin, Joris Lacoste, Bruno Geslin, Émilie Rousset, Maya Boquet, Nina Santes, Eszter Salamon. En prolongement de ses activités scéniques, il développe une réflexion sur l’interprète dans le cadre du travail d’écriture en cours « Sous le regard ». Il signe également des pièces, à la croisée de ses différentes pratiques : ICI, puis L’Artificier et Récital. En 2022, il a créé « Vaslav » un spectacle – tour de chant, du nom de son alter-ego cabarettique.
Betty Tchomanga
Née en 1989 en Charente-Maritime d’un père camerounais et d’une mère française, Betty Tchomanga entame sa formation artistique en 2004 au Conservatoire de Bordeaux ainsi qu’auprès d’Alain Gonotey de la Cie Lullaby. Elle se formera ensuite au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers (CNDC) en 2007 sous la direction d’Emmanuelle Huynh. Sa carrière d’interprète débute alors en 2009, elle collabore notamment avec des artistes tels qu’Emmanuelle Huynh, Alain Buffard, Raphaëlle Delaunay, Fanny de Chaillé, Gaël Sesboüé, Éléonore Didier, Anne Collod, Herman Diephuis et Nina Santes.
En 2014, sa rencontre avec Marlene Monteiro Freitas marque un tournant dans son parcours d’artiste. La richesse de cette collaboration lui permet de déployer des puissances performatives où le détail et la musicalité tiennent une place importante. En parallèle de son parcours artistique, Betty poursuit des études littéraires à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle et obtient un master 2 en lettres modernes en 2014. En 2016, elle intègre l’Association Lola Gatt Productions Chorégraphiques implantée à Brest en tant que chorégraphe associée avec Gaël Sesboüé et Marie-Laure Caradec. La même année, elle chorégraphie et met en scène Madame, une pièce pour trois interprètes. En 2020 elle crée son premier solo Mascarades qui tourne depuis. Elle travaille aujourd’hui sur un nouveau spectacle intitulé Leçons de Ténèbres et dont la création aura lieu en septembre 2022. Betty Tchomanga est artiste associée au Quartz, scène nationale de Brest (2021-2024).
Lise Vermot
Lise Vermot commence ses études de danse à EPSEDANSE à Montpellier en 1999 où elle obtient son diplôme de professeur de danse contemporaine en 2003. Puis elle part à Toulouse pour faire la formation d’interprète EXTENSION au Centre de développement chorégraphique en 2006. Par la suite elle est interprète pour différentes Cies dont les plus marquantes pour elle : A.Buffard, Vlamproductions, D.Wampach, N.Santes, M.Benoit, B.Tchomanga. Ces expériences lui ont permis d’approfondir le travail de la voix chantée, parlée ainsi que le travail du corps dans ces multitudes états émotionnels, énergétiques et dans toute sa puissance. Elle crée des performances in situ, monte deux expositions vidéo/photo/installation, crée un groupe de musique no style Les Craves, devient masseuse ayurvédique, professeur de yoga, intervient pour des groupes de femmes autour du corps, de la voix , du soin et de l’empowerment. Et à l’occasion se transforme en DJ Gravier !
Jean-Baptiste Veyret-Logérias
Chanteur depuis tout petit, Jean-Baptiste Veyret-Logerias découvre la danse pendant ses études de sciences du langage. En 2005-2006 il intègre la première promotion du programme ‘Essais’ au CNDC à Angers. Il a travaillé comme interprète et/ou collaborateur artistique auprès de Martine Pisani (FR), Myriam van Imschoot (BE), Myriam Pruvot (FR/BE), Begüm Erciyas (TR/DE), Yannick Guédon (FR/BE), Pascale Murtin (FR)… Il a accompagné ou dirigé les expérimentations vocales sur les projets de Mylène Benoît (FR), Nina Santes (FR), Rémy Héritier (FR), Simone Truong (CH)… Il a pris part à la constitution du réseau Sweet & Tender collaborations, dont la philosophie modifie alors et continue de nourrir considérablement aujourd’hui son approche de la fabrication artistique. En 2010 il obtient la bourse DanceWeb et participe au festival Impulstanz à Vienne (AT) puis, en 2013, bénéficie de la bourse de l’OFQJ pour rejoindre l’équipe d’artistes et critiques invité·e·s aux Rencontres internationales des jeunes créateurs et critiques des arts de la scène au FTA à Montréal (CA). En 2015 il est diplômé en psychopédagogie de la perception (méthode Danis Bois), et, en 2021, obtient un master de philosophie à l’université de Paris 10 – Nanterre. Il est, par ailleurs, avec Charlotte Imbault, co-coordonnateur éditorial de la revue watt.
Magda Kachouche
Je suis chorégraphe, plasticienne et performeuse. Je fonde en 2022 ma compagnie, Langue Vivante, domiciliée dans ma ville d’origine, à Beauvais. Pièces chorégraphiques pour le dedans et le dehors, objets et performances, créations avec les gens, la compagnie Langue Vivante s’attache à devenir un laboratoire de recherche pour individus de tout bord, artistes et non artistes. Je souhaite valoriser un travail qui s’ancre sur des territoires et qui s’inscrit dans le temps, récolter des paroles et des voix, des gestes et des danses, fabriquer des paysages, rendre visible ce qui est caché. La compagnie est accompagnée par Danse dense, de 2022 à 2024. En 2021-2022, j’écris Chêne Centenaire en cosignature avec Marion Carriau. La pièce se décline en trois versions : une version plateau, créé le 15 décembre 2022 au Centre Chorégraphique national de Tours ; une version extérieure, créé le 11 juin 2022 au festival June Events avec l’Atelier de Paris CDCN et enfin PAYSAN.NE.S, version participative créée pour la première fois le 3 juillet 2022 au Parc des Guilands à Montreuil avec Danse dense, dans le cadre d’une résidence longue au sein de la ville dont nous bénéficions sur toute la saison. La pièce est actuellement en tournée. En 2021 s’est déroulée la deuxième édition d’« Entre Soie », projet participatif avec les patientes et les soignantes de l’Association Charonne, CSAPA. La première a eu lieu en 2017. Le travail que nous construisons avec l’équipe de l’association Charonne est pensé au long cours, et associe également l’artiste Charlotte El Moussaed, à la réalisation de films qui découlent de ces temps de création et d’expérience. En 2018, j’ai co-écrit Diotime et les lions avec Mylène Benoit, qui tourne actuellement en France et à l’international. Collaboratrice de la chorégraphe de 2013 à 2021, j’ai créé de nombreuses pièces participatives avec le projetVotre Danse, miroir de la pièce Notre danse (2014) pour laquelle j’étais assistante. Je co-signe les scénographies de Gikochina-sa (2018) et L’Aveuglement Installation (2017). Nous avons coconçu le cycle «Les danses augmentées» en 2014-2015 pour la Gaité Lyrique à Paris avec les Mouvements de la pensée. En 2018, je signe également la scénographie et la lumière de Je Suis Tous Les Dieux, première pièce de la chorégraphe Marion Carriau. Je fonde en 2015 le duo MKNM avec Noémie Monier. Objets, installations, performances : notre travail se tisse dans une polymodalité des formes. Nous sommes résidentes permanentes de DOC – espace de production artistique situé dans le 19ème arrondissement de Paris de juillet 2017 à janvier 2022. Je travaille régulièrement en tant que collaboratrice artistique et performeuse auprès de différents artistes (Nina Santes et Ève Magot | La Fronde, Marion Blondeau, Maeva Cunci, Dominique Gilliot, David Wampach).
Makeda Monnet
Après des études de harpe, Makeda découvre le chant lyrique auquel elle se consacre dès lors. Elle aime explorer différentes formes d’art scénique, de l’opéra au théâtre, en passant par la performance et le récital. Depuis 2021, elle intervient en tant que performeuse dans la pièce de théâtre performatif de Rébecca Chaillon « Carte Noire Nommée Désir » (au festival d’Avignon 2023, théatre de l’Odéon). Elle collabore régulièrement avec des artistes contemporains tels que Tarek Lakhrissi (festival Fringe 2023) ou Julien Creuzet, (biennale de Venise 2024).
Wol
Wol est le nouveau pseudonyme de l’artiste anciennement connue sous le nom de Bellatrix, alors qu’iel opère une transition vers une expression de genre plus large. Double champion·ne du monde de beatboxing, multi-instrumentiste et compositeurice, Wol a exploré un vaste terrain d’espaces de création.
Silence Silex
Slammeur.euse, noir.e né.e au Cameroun. Iel a découvert la scène slam en France au début
des années 2000, et a participé à des projets divers dont… Le Laboratoire des Possibles Infinis, trio slam/guitare basse/danse, et Futur Oublié, duo slam/guitare basse.
Silex naît, grandit, écrit, dans le maillage serré des points de collision. Iel est issu·e de générations de faiseuses qui l’encouragent à inscrire, autant pour dé-couvrir que pour transmettre ou contaminer.
Depuis plus de vingt ans, iel partage des espaces-temps avec des slammeur·euse·s, comédien·ne·s, musicien·ne·s, danseur·euse·s…
Iel écrit dans les interstices de la « vraie vie », avec les moyens du bord et en privilégiant le partage des savoirs et l’autonomie.
Sati Veyrunes
Née en 1995 à Grenoble, elle a été formée à SEAD (Salzburg Experimental Academy of Dance) et vit actuellement à Marseille.
Elle travaille notamment avec Oona Doherty, qui lui a transmis son solo Hope Hunt – and the ascension into Lazarus. Sati le tourne depuis 2021 à l’international. Elles continuent leur collaboration pour d’autres projets cinématographiques et chorégraphiques dont Hunter Filmed (2021) et Navy Blue (2022).
Depuis 2023, elle performe Bless the sound that saved a witch like me, solo écrit pour elle par Benjamin Kahn et sélectionné à Aerowaves 2024.
Sati Veyrunes est lauréate du Nouveau Grand Tour 2023, programme conçu par l’Institut Français en Italie (IFI) / Ambassade de France en Italie afin de commencer ses propres recherches autour de la notion d’incarnation.
Dalila Khatir
Après une formation musicale et vocale, elle travaille depuis les années 80 avec différents metteurs en scène (notamment Akel Akian, François Michel Pesenti), en tant que chanteuse mais aussi comédienne.
Elle aborde par ailleurs le répertoire lyrique en tant que chanteuse soliste dans plusieurs opérettes, opéras ou zarzuelas.
Elle s’intéresse également à la création contemporaine et plus particulièrement au théâtre musical et travaille avec des compositeurs et metteurs en scène tels que Fred Frith, Richard Dubelski, Jean-Pierre Laroche et Pascale Hanrot ou l’écrivain Serge Valetti. Elle effectue des recherches musicales et d’improvisation avec Patrick Portella du GMEM et Jean-Marc Montera du GRIM.
Passionnée par la pédagogie, elle est l’assistante de la chanteuse de Free jazz Maggy Nichols avec laquelle elle aborde le domaine de l’improvisation et crée le groupe Les Méchantes. Elle a conduit à Marrakech une action de formation au chant auprès de chanteurs dans le cadre des Ateliers croisés organisés par l’A.M.I en collaboration avec l’Institut Français.
Elle est formatrice vocale pour les chorégraphes Alain Michard, Herman Diephuis, Boris Charmatz, Julia Cima, Mathilde Monnier et le metteur en scène Pascal Rambert.
Camille Louis
Camille Louis est philosophe, dramaturge et activiste auprès des personnes en exil. Elle est la co-créatrice, avec Laurie Bellanca, du collectif interdisciplinaire kom.post avec lequel elle multiplie les interventions, au croisement de l’artistique et du politique, en de nombreux pays. Elle est dramaturge associée à La Bellone, Bruxelles, le fut au théâtre Nanterre Amandiers aux côtés de Philippe Quesne et collabore plus spécifiquement aujourd’hui avec Léa Drouet, Phia Menard, Frédérique Aït Touati. Son premier livre, La conspiration des enfants (PUF, 2021) part de ses expériences de terrain (Lesbos, Athènes, Calais…) auprès des vies minorisées, assignées à minorité et qui sont, dans cette fable politique, remises à hauteur de leur puissance d’action et de résistance.
Louise Rustan
Formée à l’ENSATT en conception lumière, j’ai surtout appris de et avec mes pair·es, ami·es et lectures. J’ai vite déserté le théâtre pour la danse, la performance et les formes hybrides. J’envisage la création lumière comme une interaction permanente entre mon regard partiel et celui de l’équipe, pour définir le ou les climats de réception/visibilité/lisibilité de la pièce en cours, en prenant en compte le contexte de réception et celui au sein de l’équipe. J’aime travailler la couleur saturée et le comportement de la lumière comme quelque chose d’organique et parfois d’indépendant.
Je travaille parfois en binôme de création avec Agathe Geoffroy pour la chorégraphe Marinette Dozeville. J’ai assisté puis repris les régies de l’éclairagiste et amie Annie Leuridan essentiellement pour les pièces de Nina Santes. J’ai travaillé en création au théâtre avant de bifurquer: pour le Groupe T!, Lucile Lacaze, parfois encore avec la cie Le Pépin ou la Cie Nachepa. Je travaille ces prochains mois en danse ou performance avec Eva Aubigny, Ève Magot, Lionel Bègue, Nina Santes, Marinette Dozeville, Maïra De Oliveira Aggio.